Chasseurs à Pied et Alpins

Cette page sur les Chasseurs à Pied et les Chasseurs Alpins :

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs pied et alpins

Illustration de Maurice Toussaint représentant les officiers de Chasseurs  dans l'ouvrage du Commandant Bucquoy "Les uniformes de l'Armée Française", édité en 1935.

Cavalerie chasseurs

Une des 13 superbes planches à destination des tailleurs, illustrant Les uniformes de l'Armée Française.

De gauche à droite:

  • Officier Cuirassier
  • Officier de Chasseurs en tenue de jour
  • Officier de Chasseurs en  grande tenue

Illustré par H. de Foucauld dans "Uniformes de l'Armée Française" aux éditions Léon Claude.

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs pied et alpins

Description de l'uniforme de l'officier de Chasseurs Alpins et Chasseurs à Pied dans les planches descriptives du Bulletin Officiel éditées en 1937 par le Ministère de la Guerre.

Description de l'uniforme des officier de Chasseurs, illustrée par H. de Foucauld dans "Uniformes des Armées de Terre, de Mer, de l'Air" aux éditions Léon Claude.

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs pied alpins

CHASSEURS. - Tunique bleu foncé, col et pattes de manches bleu foncé, pattes de collet bleu foncé, insignes ou numéros argent, boutons argent demi-bombés avec cor, galons et épaulettes argent ; pantalon gris fer foncé, passepoil jonquille. Képi : bandeau velours noir, calot bleu foncé ; ceinturon bleu foncé, plaques argent.

  • Généraux MITTELHAUSER, D'ARMAU DE POUYDRAGUIN, GODFROY et MELLIER lors d'une cérémonie Chasseurs.

Congrès chasseurs
Photo dont les lieux et les circonstances restent à déterminer. De gauche à droite:
  • Général d'armée Eugène Désiré Antoine Mittelhauser .
  • Général de corps d'armée Louis Marie Gaston d’Armau de Pouydraguin.
  • Général de division Léon Jean Adrien Godfroy, commandant de la 27e division alpine.
  • Général de brigade Etienne Claudius Mellier, Gouverneur de Briançon.
 
 
  • Le sous-lieutenant BAILLS du 22e BCA

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs pied alpins

Le sous-lieutenant BAILLS du 22ème Bataillon de Chasseurs Alpins (Nice, Peira-Cava), à sa droite le sous-lieutenant DE LAMBERTERIE du 5ème Régiment de Tirailleurs Marocains (Maison Carré, Alger, Dellys) tous deux originaire de la 3ème compagnie de la  116ème Promotion Mangin 1929-1931 de Saint-Cyr.

Selon le trombinoscope de cette promotion, le sous-lieutenant DE LAMBERTERIE décède au printemps 1936. Le sous-lieutenant BAILLS joua le rôle de Napoléon lors du 2S, fête commémorant la bataille d'Austerlitz le 2 décembre 1805. Cela explique le commentaire que lui fit DE LAMBERTERIE.

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs pied alpins
Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs pied alpins
Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs pied alpins
Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied et alpins.
Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied et alpins.

Képi d'un Lieutenant non enrégimenté de Chasseur Alpin ou à Pied

Réalisé chez Louis DUPONT, maître tailleur de l'Ecole Militaire de Saint-Maixant laisse penser que ce képi a appartenu à un officier issu du rang. Il porte les initiales MH.

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied alpins
Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied et alpins.
  • Le lieutenant REMUSAT du 2e BCP.

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied alpins
Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied alpins

Jean REMUSAT, Saint-Cyrien de la 119ème promotion de Bournazel 1932-1934, 2ème compagnie, il débute comme jeune officier au 2e Bataillon de Chasseurs à Pieds, puis vraisemblablement officier instructeur à Saint-Cyr avec la 126ème promotion de l'Amitié Franco-Britanique 1939-1940. Il aurait combattu avec le 5e Bataillon de Chasseurs à Pied en 1940. Selon l'annuaire de la Saint-Cyrienne de 1949, il quitte l'armée avec le grade de Capitaine et rejoint le groupe Shell. Il décédera le 5 mars 1985.

 

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied alpins
  • Le lieutenant CHARVET du 20e BCA.

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied alpins
Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied alpins

Gabriel René Joseph CHARVET de la 116ème promotion Mangin 1929-1931 (1ère compagnie).

Première affectation en 1931 au 99ème Régiment d'Infanterie Alpine à Lyon, puis vraisemblablement au 20ème Bataillon de Chasseurs Alpins d'Antibes (caserne Gazan). En 1942, il est au 25ème Bataillon de Chasseurs Alpins. En 1949, dans l'annuaire des anciens de l'Ecole Spéciale Militaire, il est indiqué habitant au 2 rue Augereau à Grenoble, sans plus de précisions quant à son affectation.

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied alpins
Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied alpins
Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied alpins
Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied alpins
  • Le Chef de Bataillon RIME-BRUNEAU du 2e BCP.

CBA Rime-Bruneau

Le Chef de Bataillon Marcel RIME-BRUNEAU, chef de corps du 2e Bataillon de Chasseurs à Pied vers 1930/1931.

Marcel RIME BRUNEAU, né le 22 juillet 1893 à Alger, entre  en service le 07 octobre 1911,

Issu de Saint-Cyr, 96ème promotion : Promotion des Marie-Louise, il est nommé Sous-Lieutenant le 1er octobre 1913 et affecté en janvier 1914 au 22e Bataillon de Chasseurs Alpins d'Albertville.
Nommé Lieutenant le 25 décembre 1914, il combat en Alsace et dans les Vosges en 1914 et 1915 (Mandray, La Tête de Béhouille, Metzeral, le Barrenkopf), puis après deux blessures, sur le front de l’Aisne, il est nommé Capitaine le 4 octobre 1916, combat en 1917 et 1918 au sein de l'Artillerie Spéciale, ancêtre des Chars de Combat avec les chars Saint-Chamond.
Il est nommé Chef de Bataillon le 25 juin 1930 et prend le commandement du 2e BCP. Il est fait officier de la Légion d'Honneur le 24 décembre 1931 ce qui permet dater la photo entre juin 1930 et décembre 1931. En effet, portant la tenue modèle 1922 au grade de chef de bataillon mais sa légion d'honneur ne présente pas la rosette symbolisant le grade d'officier. Il ne porte pas non plus la croix du combattant créée en juin 1930. Il arbore cependant une médaille interalliée du modèle de Dubois à moins qu'il ne s'agisse d'un modèle Belge.
De 1935 à 1939, il dirige les travaux de défense sur tout le territoire de la Tunisie et en particulier dans le sud tunisien où il est Directeur des travaux de la ligne Mareth. Il est nommé Lieutenant-Colonel le 25 septembre 1937.
Le 12 mais 1940, il devient Chef d'Etat-Major de la 4e DCr sous les ordres du Colonel De Gaulle.
Rime Bruneau

Sa carrière est retracée dans l'ouvrage écrit par sa fille "Au service de la France" paru en 2005.

Au service de la France.

  • Le Chef de Bataillon MONTALEGRE du 27e BCA.

Chef de Bataillon Montalègre

Le Chef de Bataillon Montalègre, chef de corps du 27e Bataillon de Chasseurs Alpins, assassiné en Haute-Silésie le 4 juillet 1921.

Le contexte :

En application de l'article 88 du traité de Versailles, un référendum est organisé en mars 1921 en Haute-Silésie, région frontalière entre l'Allemagne de Weimar et la Pologne pour déterminer la frontière entre les deux pays, dans une région qui constitue un puzzle ethnique mélangeant des Allemands et des Polonais.

La période de la campagne électorale, sous le contrôle de la commission interalliée pour la Haute-Silésie est marquée par des violences de part et d'autre, deux insurrections polonaises et l'intervention d'unités paramilitaires allemandes. Mais le contrôle exercé par les troupes françaises, britanniques et italiennes dépêchées par la commission permet au vote de se dérouler dans le calme.

Haute-Silésie

Les Alliés décident alors de la partition, mais avant que la mesure puisse entrer en vigueur, des partisans polonais, appuyés de troupes régulières polonaises, lancent une troisième insurrection, envahissant la moitié de la région plébiscitaire. Les autorités allemandes autorisent l'envoi — ou plutôt ne peuvent éviter l'arrivée — de corps francs formés de volontaires venus de toute l'Allemagne, qui engagent le combat avec les unités polonaises.

C'est dans ce contexte que le Chef de Bataillon Montalègre trouve la mort le 4 juillet 1921.

Voici comment le journal "La Lanterne" relate les évènements :

"Beuthen 7 juillet

Voici les conditions exactes dans lesquelles le commandant Montalègre a été assassiné. Les organisations allemandes avaient préparé une grande manifestation en l'honneur de l'arrivé à Beuthen des détachements anglais. La foule acclamait des Anglais tandis qu'elle lançait des injures à l'adresse des Français et des Polonais. Près de la nouvele caserne, sur la place de Molke, les Allemands cernèrent un détachement de soldats français qu'ils voulurent désarmer, en criant: "Nous allons battre les Français!"

Carte de Beuthen (Haute-Silésie). Musée de l'Armée.

Le commandant Montalègre arrivait sur les lieux de l'incident, lorsqu'un Allemand en civil s'approcha de lui, et, lâchement par derrière, lui tira deux coups de revolver dans la tête. Une balle entrée par le cou sortit par le crâne. L'officier tomba, tué sur le coup.

Le premier moment de stupeur passé, les Français et les Anglais se défendirent contre les Allemands. Seize de ces derniers auraient été tués et, parmi eux, le fameux stosstruppler Rolle, qui dernièrement, tua un membre de la commission plébiscitaire polonaise. Un sergent anglais, deux sous-officiers français seraient grièvement blessés. Après la proclamation de l'état de siège renforcé, les autorités françaises et anglaises mirent en état d'arrestation le président de la ville, Stephan, plusieurs fonctionnaires de police et quelques citoyens notables, qui sont gardés comme otages en garantie du maintien de l'ordre. A la suite de ces opérations, de nombreuses arrestations ont été opérées.

Les funérailles du commandant Montalègre ont eu lieu, ce matin, à 10 heures, avec la participation du général Le Rond. Le corps sera transporté à Gleiwitz. Les Polonais de Haute-Silésie déposeront une palme sur le cercueil."

  • Le Chef de Bataillon BARIL du 4e BCP.

Chef de Bataillon Louis BARIL du 4e BCP en 1935

Le 23 mai 1935, le Chef de Bataillon Louis BARIL (à gauche) nouveau chef de corps du 4e Bataillon de Chasseurs à Pied, se fait présenter le fanion du bataillon par le Chef de Bataillon Marcel CALLAUDAUX. L'identité du Colonel de profil, en grande tenue, n'est pas encore connue.

Louis Baril est né le 16 mars 1896 à Nice. Il s'engage le 10 août 1914 au titre du 144e RI pour une durée de huit ans (Ecole Spéciale Militaire - Promotion de la Grande Revanche).

Promu sous-lieutenant à titre temporaire en décembre 1914, il passe au 57e RI en janvier 1915 avant d'être promu sous-lieutenant à titre définitif en décembre 1915.

Premier passage au sein des Chasseurs en juillet 1916 au 14e BCP ou il obtient le grade de lieutenant en janvier 1917, puis de capitaine à titre temporaire en août 1918.

Détaché à l'Etat-Major de l'Armée en décembre 1918 puis dirigé vers l'Ecole de Saint-Cyr en mai 1919, il intègre de 1er régiment mixte de zouaves et tirailleurs en octobre 1919 en même temps qu'il devient capitaine à titre définitif.

Affecté au 24e Régiment d'Infanterie de mai 1920 à octobre 1922, rejoint le 18e Régiment de Tirailleurs Algériens puis le 166e RI jusqu'en avril 1923.

Il est ensuite détaché aux affaires civiles de l'Armée Française du Rhin (AFR).

S'ensuit, à partir de février 1924, une carrière dans les Chars de Combat : 551e RCC, puis 517e RCC en octobre 1925, 502e RCC en juillet 1926, 522e RCC en octobre 1926.

En septembre 1927, il est nommé professeur à l'Ecole Spéciale Militaire puis admis à l'Ecole de Guerre en mars 1930. Placé hors-cadre, stagiaire à l'EMA, il est membre du deuxième Bureau de 1932 à 1934 au sein de la section chargée du renseignement sur l'Allemagne.

Nommé chef de bataillon en 1934, il prend le commandement du 4e Bataillon de Chasseurs à Pied le 6 avril 1935. 

En avril 1937, il est à nouveau affecté à l'Etat-Major de l'Armée. Puis en mai 1939, il est placé en disponibilité au 24e RI, caserne de la pépinière à Paris.

Devenu chef du 2e bureau du front Nord-Est, il est promu lieutenant-colonel en juin 1940.

Le 11 décembre 1940, il est nommé chef du 2e bureau de l'état-major de l'armée de terre. Il est en contact avec les différents mouvements de résistance au sein de cette armée de Vichy. Il se coordonne avec les équipes de contre-espionnage du colonel Rivet, organisées dans une structure officielle, qui en dissimule une autre, non-officielle. La structure officielle est celle des Bureau des menées antinationales (BMA), négociées avec les Allemands et ciblant théoriquement les Britanniques, les gaullistes et les communistes. Cette structure cache un service de contre-espionnage offensif, contre les espions de l'Axe, et camouflé dans une entreprise de Travaux Ruraux.

Suite à l'ouverture du front de l'Est par les Allemands et à l'attaque des Japonais contre Pearl Harbor, il écrit à ses supérieurs sa conviction que les forces de l'Axe ne peuvent plus gagner le conflit. Il annonce également la volonté du troisième Reich d'obliger des travailleurs français à participer en Allemagne à l'effort de guerre.

Devenu gênant pour les partisans de la collaboration avec l’Allemagne, il est relevé de son poste en avril 1942 et muté en Afrique du Nord ou il reçoit le commandement du 29e Régiment de Tirailleurs Algériens. Il participe à la préparation du débarquement américain en Afrique du Nord, début novembre 1942.

Il accueille avec son régiment l’avant-garde américaine à Sidi-Ferruch, ce qui lui vaut d’être destitué avant d'être réintégré et promu colonel le 20 novembre 1942. Il est à la tête du 2e bureau interallié.

Il meurt lors de l’atterrissage de son avion le 7 mars 1943 à Beyrouth.

 

Officier de la Légion d'honneur - Compagnon de la Libération - Croix de guerre 14-18 (8 citations) - Croix de guerre des T.O.E. (2 citations) - Croix de guerre 1939-1945 (1 citation) - Officier de l'ordre de Léopold (Belgique) - Legion of Merit (USA)

"Commandant de compagnie de tout premier ordre, qui a affirmé pendant toute la campagne et plus particulièrement pendant l'offensive de 1918, les plus hautes qualités militaires. Légendaire par sa bravoure et sa crânerie. Quatre blessures. Nombreuses citations."

(Citation à l'ordre de l'Armée)

"Commandant la compagnie de chars mise à la disposition de la division. Le 8 mai 1926 a brillamment attaqué la grande tranchée Riffaine établie sur la ligne du Kert Le 15 mai a pris une part très active l'opération menée en avant de Tizralokda."

(Citation à l'ordre de l'Armée)

"Officier de grande classe ayant affirmé aussi bien sur le champ de bataille que dans l'Etat-Major son exceptionnelle valeur. Chargé d'une mission délicate dans le Moyen-Orient s'en est acquitté avec sa maîtrise habituelle. A trouvé la mort sur Ie terrain de Beyrouth à la veille du jour où il venait rendre compte à Alger du résultat de ses efforts et sans pouvoir assister à une victoire qu'il a si bien préparée."

(Citation à l'ordre de l'Armée)

Sources : Archives départementales des Alpes Maritimes, Musée du souvenir - Ecole de Saint-Cyr, page wikipedia.

Beau témoignage de l'histoire des chasseurs. Ce document relatant un pélerinage sur le site de Sidi Brahim en 1931.

pélerinage sur le site de Sidi Brahim en 1931.

Bataillons de Chasseurs à Pied et Bataillons de Chasseurs Alpins

Emplacement des bataillons fin 1933
 
1 Strasbourg
2 Mulhouse
4 Colmar
6 Grenoble
7 Albertville, Bourg-Saint-Maurice
8 Forbach
9 Antibes, détachement au Picciarvet
10 Saverne
11 Gap
13 Chambery Lanslebourg
15 Barcelonette, Tournoux-la-Condamine
16 Saint-Avold
18 Grasse, détachement aux Granges de la Brasque
20 Antibes, Peira-Cava
22 Nice, Peira-Cava
24 Villefranche, détachement à la Tête-du-Chien et à la Drette
25 Menton, détachement au Mont Agel
27 Annecy
29 Gérardmer
30 Sarreguemines
31 Mulhouse
Le 7e bataillon de chasseurs alpins à Saint-Omer de l'Isère - Histoire et témoignages 1840-2015
Les chasseurs alpins du 27e BCA - 1871-2016
De Bruno de Franqueville
Chasseurs Alpins, la saga des diables bleus - Tome 1, 1879-décembre 1914

Chasseurs Alpins, la saga des diables bleus.

Tome 1, 1879-décembre 1914 De David Thill et Laurent Demouzon 

Les chasseurs alpins - Troupes de légende

Poursuivre votre visite ou bien revenir à la page d'accueil pour visiter une autre page.