Chasseurs à Pied et Alpins

Cette page sur les Chasseurs à Pied et les Chasseurs Alpins :

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs pied et alpins

Illustration de Maurice Toussaint représentant les officiers de Chasseurs  dans l’ouvrage du Commandant Bucquoy « Les uniformes de l’Armée Française », édité en 1935.

Cavalerie chasseurs

Une des 13 superbes planches à destination des tailleurs, illustrant Les uniformes de l’Armée Française.

De gauche à droite:

  • Officier Cuirassier
  • Officier de Chasseurs en tenue de jour
  • Officier de Chasseurs en  grande tenue

Illustré par H. de Foucauld dans « Uniformes de l’Armée Française » aux éditions Léon Claude.

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Description de l’uniforme de l’officier de Chasseurs Alpins et Chasseurs à Pied dans les planches descriptives du Bulletin Officiel éditées en 1937 par le Ministère de la Guerre.

Description de l’uniforme des officier de Chasseurs, illustrée par H. de Foucauld dans « Uniformes des Armées de Terre, de Mer, de l’Air » aux éditions Léon Claude.

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CHASSEURS. – Tunique bleu foncé, col et pattes de manches bleu foncé, pattes de collet bleu foncé, insignes ou numéros argent, boutons argent demi-bombés avec cor, galons et épaulettes argent ; pantalon gris fer foncé, passepoil jonquille. Képi : bandeau velours noir, calot bleu foncé ; ceinturon bleu foncé, plaques argent.

  • Généraux MITTELHAUSER, D’ARMAU DE POUYDRAGUIN, GODFROY et MELLIER lors d’une cérémonie Chasseurs.

Congrès chasseurs
Photo dont les lieux et les circonstances restent à déterminer. De gauche à droite:
  • Général d’armée Eugène Désiré Antoine Mittelhauser .
  • Général de corps d’armée Louis Marie Gaston d’Armau de Pouydraguin.
  • Général de division Léon Jean Adrien Godfroy, commandant de la 27e division alpine.
  • Général de brigade Etienne Claudius Mellier, Gouverneur de Briançon.
 
 
  • Le sous-lieutenant BAILLS du 22e BCA

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Le sous-lieutenant BAILLS du 22ème Bataillon de Chasseurs Alpins (Nice, Peira-Cava), à sa droite le sous-lieutenant DE LAMBERTERIE du 5ème Régiment de Tirailleurs Marocains (Maison Carré, Alger, Dellys) tous deux originaire de la 3ème compagnie de la  116ème Promotion Mangin 1929-1931 de Saint-Cyr.

Selon le trombinoscope de cette promotion, le sous-lieutenant DE LAMBERTERIE décède au printemps 1936. Le sous-lieutenant BAILLS joua le rôle de Napoléon lors du 2S, fête commémorant la bataille d’Austerlitz le 2 décembre 1805. Cela explique le commentaire que lui fit DE LAMBERTERIE.

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Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied et alpins.
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Képi d’un Lieutenant non enrégimenté de Chasseur Alpin ou à Pied

Réalisé chez Louis DUPONT, maître tailleur de l’Ecole Militaire de Saint-Maixant laisse penser que ce képi a appartenu à un officier issu du rang. Il porte les initiales MH.

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied alpins
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  • Le chef de bataillon DE GAULLE, chef de corps du 19eBCA (Trêves).

Chef de Bataillon DE GAULLE du 19e BCA et fanfare 12e BCP

Dans une caserne allemande, la fanfare du 12e BCP joue devant les officiers saluant.
La photo est probablement prise à l’occasion de la dissolution du 12e BCP, le 30 septembre 1929, l’effectif étant à l’issu versé au 1er bataillon du 71e RI (Landernau) puis au 2ème bataillon du 48e RI (Saint-Brieuc)
Sur la droite, on peut distinguer la haute stature du chef de bataillon Charles de Gaulle, chef de corps du 19e BCA du 25 septembre 1927 au 15 octobre 1929.

  • Le lieutenant REMUSAT du 2e BCP.

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied alpins
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Jean REMUSAT, Saint-Cyrien de la 119ème promotion de Bournazel 1932-1934, 2ème compagnie, il débute comme jeune officier au 2e Bataillon de Chasseurs à Pieds, puis vraisemblablement officier instructeur à Saint-Cyr avec la 126ème promotion de l’Amitié Franco-Britanique 1939-1940. Il aurait combattu avec le 5e Bataillon de Chasseurs à Pied en 1940. Selon l’annuaire de la Saint-Cyrienne de 1949, il quitte l’armée avec le grade de Capitaine et rejoint le groupe Shell. Il décédera le 5 mars 1985.

 

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  • Le lieutenant CHARVET du 20e BCA.

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied alpins
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Gabriel René Joseph CHARVET de la 116ème promotion Mangin 1929-1931 (1ère compagnie).

Première affectation en 1931 au 99ème Régiment d’Infanterie Alpine à Lyon, puis vraisemblablement au 20ème Bataillon de Chasseurs Alpins d’Antibes (caserne Gazan). En 1942, il est au 25ème Bataillon de Chasseurs Alpins. En 1949, dans l’annuaire des anciens de l’Ecole Spéciale Militaire, il est indiqué habitant au 2 rue Augereau à Grenoble, sans plus de précisions quant à son affectation.

Uniforme grande tenue officier français modèle 31 1931 tenue31.fr chasseurs à pied alpins
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  • Le Chef de Bataillon RIME-BRUNEAU du 2e BCP.

CBA Rime-Bruneau

Le Chef de Bataillon Marcel RIME-BRUNEAU, chef de corps du 2e Bataillon de Chasseurs à Pied vers 1930/1931.

Marcel RIME BRUNEAU, né le 22 juillet 1893 à Alger, entre  en service le 07 octobre 1911,

Issu de Saint-Cyr, 96ème promotion : Promotion des Marie-Louise, il est nommé Sous-Lieutenant le 1er octobre 1913 et affecté en janvier 1914 au 22e Bataillon de Chasseurs Alpins d’Albertville.
Nommé Lieutenant le 25 décembre 1914, il combat en Alsace et dans les Vosges en 1914 et 1915 (Mandray, La Tête de Béhouille, Metzeral, le Barrenkopf), puis après deux blessures, sur le front de l’Aisne, il est nommé Capitaine le 4 octobre 1916, combat en 1917 et 1918 au sein de l’Artillerie Spéciale, ancêtre des Chars de Combat avec les chars Saint-Chamond.
Il est nommé Chef de Bataillon le 25 juin 1930 et prend le commandement du 2e BCP. Il est fait officier de la Légion d’Honneur le 24 décembre 1931 ce qui permet dater la photo entre juin 1930 et décembre 1931. En effet, portant la tenue modèle 1922 au grade de chef de bataillon mais sa légion d’honneur ne présente pas la rosette symbolisant le grade d’officier. Il ne porte pas non plus la croix du combattant créée en juin 1930. Il arbore cependant une médaille interalliée du modèle de Dubois à moins qu’il ne s’agisse d’un modèle Belge.
De 1935 à 1939, il dirige les travaux de défense sur tout le territoire de la Tunisie et en particulier dans le sud tunisien où il est Directeur des travaux de la ligne Mareth. Il est nommé Lieutenant-Colonel le 25 septembre 1937.
Le 12 mais 1940, il devient Chef d’Etat-Major de la 4e DCr sous les ordres du Colonel De Gaulle.
Rime Bruneau

Sa carrière est retracée dans l’ouvrage écrit par sa fille « Au service de la France » paru en 2005.

Au service de la France.

  • Le Chef de Bataillon MONTALEGRE du 27e BCA.

Chef de Bataillon Montalègre

Le Chef de Bataillon Montalègre, chef de corps du 27e Bataillon de Chasseurs Alpins, assassiné en Haute-Silésie le 4 juillet 1921.

Le contexte :

En application de l’article 88 du traité de Versailles, un référendum est organisé en mars 1921 en Haute-Silésie, région frontalière entre l’Allemagne de Weimar et la Pologne pour déterminer la frontière entre les deux pays, dans une région qui constitue un puzzle ethnique mélangeant des Allemands et des Polonais.

La période de la campagne électorale, sous le contrôle de la commission interalliée pour la Haute-Silésie est marquée par des violences de part et d’autre, deux insurrections polonaises et l’intervention d’unités paramilitaires allemandes. Mais le contrôle exercé par les troupes françaises, britanniques et italiennes dépêchées par la commission permet au vote de se dérouler dans le calme.

Haute-Silésie

Les Alliés décident alors de la partition, mais avant que la mesure puisse entrer en vigueur, des partisans polonais, appuyés de troupes régulières polonaises, lancent une troisième insurrection, envahissant la moitié de la région plébiscitaire. Les autorités allemandes autorisent l’envoi — ou plutôt ne peuvent éviter l’arrivée — de corps francs formés de volontaires venus de toute l’Allemagne, qui engagent le combat avec les unités polonaises.

C’est dans ce contexte que le Chef de Bataillon Montalègre trouve la mort le 4 juillet 1921.

Voici comment le journal « La Lanterne » relate les évènements :

« Beuthen 7 juillet

Voici les conditions exactes dans lesquelles le commandant Montalègre a été assassiné. Les organisations allemandes avaient préparé une grande manifestation en l’honneur de l’arrivé à Beuthen des détachements anglais. La foule acclamait des Anglais tandis qu’elle lançait des injures à l’adresse des Français et des Polonais. Près de la nouvele caserne, sur la place de Molke, les Allemands cernèrent un détachement de soldats français qu’ils voulurent désarmer, en criant: « Nous allons battre les Français! »

Carte de Beuthen (Haute-Silésie). Musée de l'Armée.

Le commandant Montalègre arrivait sur les lieux de l’incident, lorsqu’un Allemand en civil s’approcha de lui, et, lâchement par derrière, lui tira deux coups de revolver dans la tête. Une balle entrée par le cou sortit par le crâne. L’officier tomba, tué sur le coup.

Le premier moment de stupeur passé, les Français et les Anglais se défendirent contre les Allemands. Seize de ces derniers auraient été tués et, parmi eux, le fameux stosstruppler Rolle, qui dernièrement, tua un membre de la commission plébiscitaire polonaise. Un sergent anglais, deux sous-officiers français seraient grièvement blessés. Après la proclamation de l’état de siège renforcé, les autorités françaises et anglaises mirent en état d’arrestation le président de la ville, Stephan, plusieurs fonctionnaires de police et quelques citoyens notables, qui sont gardés comme otages en garantie du maintien de l’ordre. A la suite de ces opérations, de nombreuses arrestations ont été opérées.

Les funérailles du commandant Montalègre ont eu lieu, ce matin, à 10 heures, avec la participation du général Le Rond. Le corps sera transporté à Gleiwitz. Les Polonais de Haute-Silésie déposeront une palme sur le cercueil. »

  • Le Chef de Bataillon BARIL du 4e BCP.

Chef de Bataillon Louis BARIL du 4e BCP en 1935

Le 23 mai 1935, le Chef de Bataillon Louis BARIL (à gauche) nouveau chef de corps du 4e Bataillon de Chasseurs à Pied, se fait présenter le fanion du bataillon par le Chef de Bataillon Marcel CALLAUDAUX. L’identité du Colonel de profil, en grande tenue, n’est pas encore connue.

Louis Baril est né le 16 mars 1896 à Nice. Il s’engage le 10 août 1914 au titre du 144e RI pour une durée de huit ans (Ecole Spéciale Militaire – Promotion de la Grande Revanche).

Promu sous-lieutenant à titre temporaire en décembre 1914, il passe au 57e RI en janvier 1915 avant d’être promu sous-lieutenant à titre définitif en décembre 1915.

Premier passage au sein des Chasseurs en juillet 1916 au 14e BCP ou il obtient le grade de lieutenant en janvier 1917, puis de capitaine à titre temporaire en août 1918.

Détaché à l’Etat-Major de l’Armée en décembre 1918 puis dirigé vers l’Ecole de Saint-Cyr en mai 1919, il intègre de 1er régiment mixte de zouaves et tirailleurs en octobre 1919 en même temps qu’il devient capitaine à titre définitif.

Affecté au 24e Régiment d’Infanterie de mai 1920 à octobre 1922, rejoint le 18e Régiment de Tirailleurs Algériens puis le 166e RI jusqu’en avril 1923.

Il est ensuite détaché aux affaires civiles de l’Armée Française du Rhin (AFR).

S’ensuit, à partir de février 1924, une carrière dans les Chars de Combat : 551e RCC, puis 517e RCC en octobre 1925, 502e RCC en juillet 1926, 522e RCC en octobre 1926.

En septembre 1927, il est nommé professeur à l’Ecole Spéciale Militaire puis admis à l’Ecole de Guerre en mars 1930. Placé hors-cadre, stagiaire à l’EMA, il est membre du deuxième Bureau de 1932 à 1934 au sein de la section chargée du renseignement sur l’Allemagne.

Nommé chef de bataillon en 1934, il prend le commandement du 4e Bataillon de Chasseurs à Pied le 6 avril 1935. 

En avril 1937, il est à nouveau affecté à l’Etat-Major de l’Armée. Puis en mai 1939, il est placé en disponibilité au 24e RI, caserne de la pépinière à Paris.

Devenu chef du 2e bureau du front Nord-Est, il est promu lieutenant-colonel en juin 1940.

Le 11 décembre 1940, il est nommé chef du 2e bureau de l’état-major de l’armée de terre. Il est en contact avec les différents mouvements de résistance au sein de cette armée de Vichy. Il se coordonne avec les équipes de contre-espionnage du colonel Rivet, organisées dans une structure officielle, qui en dissimule une autre, non-officielle. La structure officielle est celle des Bureau des menées antinationales (BMA), négociées avec les Allemands et ciblant théoriquement les Britanniques, les gaullistes et les communistes. Cette structure cache un service de contre-espionnage offensif, contre les espions de l’Axe, et camouflé dans une entreprise de Travaux Ruraux.

Suite à l’ouverture du front de l’Est par les Allemands et à l’attaque des Japonais contre Pearl Harbor, il écrit à ses supérieurs sa conviction que les forces de l’Axe ne peuvent plus gagner le conflit. Il annonce également la volonté du troisième Reich d’obliger des travailleurs français à participer en Allemagne à l’effort de guerre.

Devenu gênant pour les partisans de la collaboration avec l’Allemagne, il est relevé de son poste en avril 1942 et muté en Afrique du Nord ou il reçoit le commandement du 29e Régiment de Tirailleurs Algériens. Il participe à la préparation du débarquement américain en Afrique du Nord, début novembre 1942.

Il accueille avec son régiment l’avant-garde américaine à Sidi-Ferruch, ce qui lui vaut d’être destitué avant d’être réintégré et promu colonel le 20 novembre 1942. Il est à la tête du 2e bureau interallié.

Il meurt lors de l’atterrissage de son avion le 7 mars 1943 à Beyrouth.

 

Officier de la Légion d’honneur – Compagnon de la Libération – Croix de guerre 14-18 (8 citations) – Croix de guerre des T.O.E. (2 citations) – Croix de guerre 1939-1945 (1 citation) – Officier de l’ordre de Léopold (Belgique) – Legion of Merit (USA)

« Commandant de compagnie de tout premier ordre, qui a affirmé pendant toute la campagne et plus particulièrement pendant l’offensive de 1918, les plus hautes qualités militaires. Légendaire par sa bravoure et sa crânerie. Quatre blessures. Nombreuses citations. »

(Citation à l’ordre de l’Armée)

« Commandant la compagnie de chars mise à la disposition de la division. Le 8 mai 1926 a brillamment attaqué la grande tranchée Riffaine établie sur la ligne du Kert Le 15 mai a pris une part très active l’opération menée en avant de Tizralokda. »

(Citation à l’ordre de l’Armée)

« Officier de grande classe ayant affirmé aussi bien sur le champ de bataille que dans l’Etat-Major son exceptionnelle valeur. Chargé d’une mission délicate dans le Moyen-Orient s’en est acquitté avec sa maîtrise habituelle. A trouvé la mort sur Ie terrain de Beyrouth à la veille du jour où il venait rendre compte à Alger du résultat de ses efforts et sans pouvoir assister à une victoire qu’il a si bien préparée. »

(Citation à l’ordre de l’Armée)

Sources : Archives départementales des Alpes Maritimes, Musée du souvenir – Ecole de Saint-Cyr, page wikipedia.

  • Ensemble du Chef de Bataillon Marlier du 30e BCP.

Tenue CBA Marlier devant
Tenue CBA Marlier dos
Chef de Bataillon Marlier
Marlier étiquette tailleur
Marlier étiquette tailleur

L’ensemble a été confectionné en janvier 1937, quelques mois avant que le commandant ne prenne la tête du bataillon, chez le tailleur Chibout de Nancy.

Marlier veste et pantalon
Marlier étiquette nominative pantalon

Curieusement, le Chef de Batillon Marlier n’a pas opté pour un pantalon chasseur mais un pantalon commun à toute l’infanterie écarlate avec bande bleue foncée. En témoigne l’étiquette du tailleur contemporaine à celle de la tunique. Peut-être était-ce en prévision d’une future affectation dans un régimant d’infanterie?

Tenue CBA Marlier détail col
Commandant Marlier off du 30ème BCP
commandant Marlier

Joseph Emile MARLIER est né le 10 novembre 1890 à Lusse (Vosges).
Il entre au service le 10 octobre 1911.

Officier de réserve, il accède au grade de sous lieutenant le 1er avril 1913,  lieutenant  le 5 juillet 1916 et capitaine le 24 septembre 1918.
A l’issu du conflit, il est capitaine au 10ème BCP à Saverne (Bas-Rhin)

Décoré de la Croix de guerre avec 2 citations, il est fait chevalier Légion d’Honneur le 16 juin 1920.

Le Commandant MARLIER prend le commandement du 30e Bataillon de Chasseurs à Pied le 9 Septembre 1937, en remplacement du Commandant DRU, affecté à l’État-major de la 2ème Région à Amiens.

Le 22 août 1939, le bataillon reçoit l’ordre de mise sur pied de l’échelon A, suivi le 31 août,  par l’échelon « B » du bataillon, mis sur pied à Saint-Nicolas depuis le 25 août, qui débarque à Sarre-Union dans la soirée et rejoint les cantonnements du bataillon.
Le 2 septembre le bataillon apprend la mobilisation générale et, le 4 septembre, l’état de guerre.
Le 8 septembre, l’ordre concernant la pénétration en territoire sarrois est donné au bataillon.

Le 13 septembre, le commandant, qui est allé visiter, les avant-postes de la 2ème compagnie, est blessé à la main par une balle de mitrailleuse au cours de sa reconnaissance. Il est évacué. Le capitaine Vergnette de la Motte reçoit le commandement provisoire du bataillon.
Le 3 octobre le commandant MARLIER reprend le commandement du bataillon.

Le 5 juin, le chef de bataillon MARLIER prend le commandement de la 1ère demi-brigade (8ème, 30ème, 61ème B.C.P.).
Le capitaine MEGER, du 8ème B.C.P., prend le commandement du bataillon.

CBA Marlier boîte d'épaulettes
  • Gardes au drapeau des chasseurs à Valdahon (Doubs).

Tout commence en juin 2020 par l’achat d’une carte photo sur le site Delcampe.
Celle-ci représente une garde au drapeau devant une boutique des Docks Franc-Comtois, la succursale n°117 plus exactement.

Drapeau des chasseurs à Valdahon
Ces épiceries à succursales multiples ont été fondées en 1912. On compte 59 succursales dans la région en 1913, 125 en 1925 et 154 en 1930.
En 1932, ces docks franc-comtois fusionnent avec les docks bourguignons puis en 1965, avec l’Économique Bisontin et les Comptoirs de Bourgogne, afin de donner le jour à une nouvelle société qui prendra le nom de CEDIS : CEntre Est DIStribution : la CEDIS créera les fameux SUMA ( SUper MArché) et les « Mamouth ».
En 1985/86, la CEDIS fusionne avec Casino: cette nouvelle société deviendra alors 18 hypermarchés Mamouth et 116 supermarchés SUMA et RAVI
Malheureusement, il n’existe pas d’annuaire des succursales…
Sources

Que nous indique l’étude des uniformes?
Ils sont représentatifs de la tenue des chasseurs entre deux guerres.
L’élément principal, c’est la présence de casques Adrian modèle 1915 présentant l’insigne au cor des chasseurs. Ce dernier est peint en blanc ainsi que les lettres RF pour les cinq hommes entourant le porte-drapeau.

Ils sont armés de Lebels 1886/93 ou berthier 07/15 modifiés en 1916 avec baïonnettes sans quillon et pas encore de MAS36.
La couleur des fourragères est difficilement discernable. Elle est cependant de couleur sombre ce qu’il laisse supposer qu’il s’agit de fourragères aux couleurs de la Légion d’Honneur ou éventuellement de la Croix de Guerre.
Y est fixé une pucelle au cor, non reconnaissable.

Le porte-drapeau arbore la Croix de guerre et la Military Medal britannique. Elément important puisque comme le fait remarquer Olivier Barnay sur Twitter, il n’y aurait eu que 2472 récipiendaires Français pendant la 1ère guerre mondiale, selon la source « British Gallantry Awards »

Etant donnée la position de salut de ces hommes, seule une patte de col est visible sur le porte drapeau. On y distingue un cor surmonté d’un numéro, vraisemblablement à deux chiffres.

Les bataillons de chasseurs sont réputés pour ne possèder qu’un seul drapeau pour l’ensemble des bataillons et dont la garde est confiée alternativement à chacun d’entre eux.
Entre deux guerres, sa garde était confiée à tour de rôle à huit bataillons: les 6e BCA, 8e BCP, 16e BCP, 27e BCA et 30e BCP, titulaires de la fourragère aux couleurs de la Légion d’Honneur, le 24e BCP, ancien bataillon de la Garde et le 1er BCP, tous deux titulaires de la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire et le 10e BCP portant la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre.

Drapeau des chasseurs à Valdahon détail

N’arrivant pas à identifier ce bataillon, ni à localiser l’endroit, un appel est lancé sur Twitter le 23/09/2020.
Il est relayé par Bernard Jacquet, professeur d’histoire retraité et intéressé par l’histoire militaire de la région, qui obtient par l’entremise de Damien Roset et de Jean-Claude Goudot de le faire publier par l’Est Républicain, à la fois en ligne et en version papier le 4 janvier 2021.

La réponse ne se fait pas attendre puisque monsieur Trivaudey identifie le lieu: la photo est prise à Valdahon (Doubs) au carrefour entre la grande rue et la rue de la gare.
Le batiment existe toujours et l’épicierie a fait place à une habitation.

Monsieur Trivaudey s’appuie sur une photo de la même cérémonie, mais prise sous un autre angle. Elle aurait été prise, selon lui, à l’occasion des grandes manoeuvres de 1934.
Ces manoeuvres impliquant 12000 hommes, mettaient en oeuvre, selon la presse d’époque, la 13ème Division d’infanterie, la 14ème Brigade d’Artillerie, la cavalerie, des chars d’assaut et la 3ème Demi Brigade de Chasseurs.
Or la 3ème Demi Brigade de Chasseurs à Pied (3e DBCP), créée le 1er avril 1920 à Mulhouse (14eDI) comprenait les 2e BCP (Mulhouse à partir de 1925), 4e BCP (Colmar) et 31e BCP (Mulhouse à partir de 1924).
La demi-brigade est mobilisée à Mulhouse le 23 août 1939. Le 4eBCP devient en février 1940, 4e Bataillon de Chasseurs Portés et rejoint en mai la 4e DCr du Colonel De Gaulle, et remplacé par le 21e BCP.

Or 2e, 4e, 21e et 31e BCP sont tous les quatre des régiments portant la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire ce qui n’est pas le cas sur la photo.
Le lieu est donc connu, il reste toujours à identifier le bataillon et la raison qui explique sa présence à Valdahon.

 

MAIS…
Nous possédons une autre photo, similaire à celle de monsieur Trivaudey et prise au même endroit, sous le même angle, mais à une autre date, en témoigne la présence des capotes.

Drapeau des chasseurs à Valdahon 1er BCP

Le bataillon concerné est ici clairement identifié grace aux pattes de col. Il s’agit du 1e BCP.
A noter la fourragère aux couleurs de la médaille militaire: 2/3 jaune (ou plutôt jonquille) + 1/3 vert

Drapeau des chasseurs à Valdahon 1er BCP détail

Un heureux coup de vent, nous permet de distinguer les huit citations figurant sur le drapeau.
L’avant dernière citation « Maroc 1908 1913 » nous permet de dater ce cliché après 1925.
C’est en effet, le 20 septembre 1925, à l’occasion du passage du sixième au septième drapeau que sont ajoutées les dates « 1908 1913 » à la suite de la mention « Maroc », afin de ne pas apporter de confusion entre la campagne du Maroc de 1907 à 1914, où s’illustrèrent les 7e et 14e bataillons, et les opérations de pacification du Maroc conduites de 1920 à 1934.

Reste maintenant à déterminer les dates auquelles le 1e BCP avait la garde du drapeau, ainsi que la raison qui explique la présence du 1e BCP à  Valdahon, si loin de ses quartiers (Wissembourg jusqu’en 1929 puis Strasbourg jusqu’en 1939).

 

  • Préfet, Général et officiers chasseurs.

Général Préfet et officiers chasseurs
De gauche à droite:
  • Le Chef de Bataillon du 4e BCP stationné à Colmar. Ce bataillon, porté, fera partie en 1940 de la IVe Division Cuirassée.
    Il pourrait s’agir du Chef de Bataillon Marcel Edouard Paulin CALLAUDAUX, né le 17 février 1887 à Reims, Saint-Cyrien de la 92e Promotion du Maroc, 1907-1910.
  • Un officier dont la couleur du pantalon, la présence du cor seul au col et  la forme des boucles de ceinturon laissent penser qu’il s’agit d’un officier des chasseurs forestiers.
  • Général Marie Joseph Fernand de WIDERSPACH-THOR, né le 3 septembre 1874 à Clémery (M&M), commandant le premier Groupe de Subdivision de la 7ème Région à Colmar depuis le 31 décembre 1930.
  • Francis LABAN, préfet du Haut  Rhin de 1931 à 1933.
  • Un civil à identifier.

Beau témoignage de l’histoire des chasseurs. Ce document relatant un pélerinage sur le site de Sidi Brahim en 1931.

pélerinage sur le site de Sidi Brahim en 1931.

Bataillons de Chasseurs à Pied et Bataillons de Chasseurs Alpins

Emplacement des bataillons fin 1933
 
1 Strasbourg
2 Mulhouse
4 Colmar
6 Grenoble
7 Albertville, Bourg-Saint-Maurice
8 Forbach
9 Antibes, détachement au Picciarvet
10 Saverne
11 Gap
13 Chambery Lanslebourg
15 Barcelonette, Tournoux-la-Condamine
16 Saint-Avold
18 Grasse, détachement aux Granges de la Brasque
20 Antibes, Peira-Cava
22 Nice, Peira-Cava
24 Villefranche, détachement à la Tête-du-Chien et à la Drette
25 Menton, détachement au Mont Agel
27 Annecy
29 Gérardmer
30 Sarreguemines
31 Mulhouse
Le 7e bataillon de chasseurs alpins à Saint-Omer de l'Isère - Histoire et témoignages 1840-2015
Les chasseurs alpins du 27e BCA - 1871-2016
De Bruno de Franqueville
Chasseurs Alpins, la saga des diables bleus - Tome 1, 1879-décembre 1914

Chasseurs Alpins, la saga des diables bleus.

Tome 1, 1879-décembre 1914 De David Thill et Laurent Demouzon 

Les chasseurs alpins - Troupes de légende

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En 3 ans d’existence, le site accuse actuellement un déficit de 82€.
Le seul moyen de financer le site et donc de garantir son existence, ce sont les achats effectués à partir un des liens ci-dessous. Cela peut concerner un des ouvrages présentés sur la page boutique, mais pas uniquement.
Grace à un partenariat d’affiliation avec des sites de vente en ligne (la FNAC, Cultura, Rakuten, Momox et Amazon), pour toute commande effectuée sur un de ces 5 sites, une commission (d’environ 3%) est versée  à tenue31 par l’annonceur, sans surcoût pour l’acheteur.

L’acheter sur la FNAC

L’acheter sur Cultura

L’acheter sur Rakuten (ex PriceMinister)

L’acheter sur Momox

L’acheter sur Amazon

Comment faire?

  • Avant de commencer, il est préférable de nettoyer les cookies.
  • Allez sur votre explorateur dans Plus d’outils, Effacer les données de navigation, Cookies et autres données de site.
  • Consultez les ouvrages qui vous intéressent.
  • Cliquez sur le logo de votre site de vente préféré.
  • Recherchez l’ouvrage souhaité et passez votre commande  normalement.

Si vous avez l’habitude d’acheter vos livres chez un libraire, ne changez rien, continuez à aller acheter chez lui.