Mon parcours militaire

A plusieurs reprises, on m'a interrogé sur mon parcours militaire et si il avait un rapport avec le thème du site.
Certains militaires rencontrés m'ont même demandé si je faisais partie de la  DRSD*.

*La DRSD est le service de renseignement dont dispose le ministre des Armées pour assumer ses responsabilités en matière de sécurité du personnel, des informations, du matériel et des installations sensibles

Mes origines normandes et mon parcours "maritime" (sauveteur en mer pendant 8 ans) auraient pu m'orienter vers la Marine Nationale.
Pour pouvoir poursuivre mes études d'ingénieur, j'ai effectué une Préparation Militaire Terre à Caen, dans la caserne où se trouve maintenant la Division des archives des victimes des conflits contemporains (DAVCC) du Service Historique de la Défense.

Lors de ces études d'ingénieur en matériaux, j'ai notamment eu l'occasion de réaliser mon premier plan d'expérience en fondant la cloche du porte-avion Charles de Gaulle.
Au cours de mon parcours d'ingénieur, j'ai aussi été responsable qualité, sécurité et protection industrielle chez Snecma Moteur (Safran) sur un site produisant les moteurs CFM56 et les M53 et M88 pour le mirage 2000 et le Rafale. C'était l'époque des premiers développements de l'A400M.

Appelé au service national (pour sa dernière année d’existence) alors que je finissais mon stage de fin d'étude aux Chantiers de l'Atlantique (à l'époque filiale d'Alstom), j'ai rejoint Barcelonette pour y effectuer mes classes au Centre d'Instruction et d'Entrainement au Combat en Montagne (CIECM) quartier Craplet, héritier des traditions du 24e Bataillon de Chasseurs Alpins et dissous en 2009.

A l'issu, orientation vers Montpellier, ville où j'avais effectué mes études.
J'étais initialement destiné à la surveillance de la piscine de l'Ecole d'Application de l'Infanterie. Après entretien avec l'officier orienteur, je suis finalement affecté à Direction de la Communication - Musée de l'Infanterie, héritière des traditions du 81e Régiment d'Infanterie Alpine et mis à disposition du Colonel conservateur Riccioli qui fut plus tard, conservateur du Musée de l'Empéri.

Outre les missions de muséologie, de visites et de promotion du patrimoine, j'ai eu l’occasion de participer à l’organisation d'une journée des anciens du 2ème REP, le Général Poulet, haute figure de l'opération aéroportée sur Kolwezi en 1978, étant alors à la tête de l’EAI.
A cette occasion, j'ai été placé sous les ordres du Lieutenant Nicolas Dufour qui venait tout juste de publier "Nasan, la victoire oubliée (1952-1953) : base aéroterrestre au Tonkin (Campagnes & stratégies)" aux éditions Economica.
J'y ai aussi rencontré le Père Lallemand, autre figure emblématique de la Légion Etrangère. J'avais notamment recopié son sermon sur ordinateur, pour l'imprimer et le distribuer aux anciens à l'issu de la journée.

Visites guidées, expositions provisoires, restaurations d'objets, discussions avec des anciens, rencontres de "figures", consultations d'ouvrages exceptionnels, je me suis régalé.
J'ai notamment reçu la mission de réaliser et d'installer des cartels explicatifs à côté de toutes les oeuvres (tableaux, gravures, bronzes) des appartements de réception du Général Poulet.

Mais les engagés sentant le départ proche des appelés, nous avons hérité de quelques "saucisses".
Notamment celle de déménager la bibliothèque du Musée, quelques milliers d'ouvrages. C'est en réalisant cette opération, pour la conservation du patrimoine historique militaire, que je me suis fait une hernie discale qui m'a conduit à l’hôpital Lavéran à Marseille, dont je suis sorti, prématurément civil, le 11 novembre 2000!

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