Dragons

Dragons dans le musée en ligne sur l'histoire et l'uniforme de l'Officier Français de 1918 à 1940.

Cette page:

Illustration de Maurice Toussaint représentant les officiers de cavalerie dans l'ouvrage du Commandant Bucquoy "Les uniformes de l'Armée Française", édité en 1935.

Grande tenue modèle 31 des officiers de cavalerie: dragons et dragons portés

Officiers en grande tenue, de gauche à droite:

  • Chasseurs à cheval.
  • Hussards.
  • Dragons portés.
  • Auto-mitrailleuses.
  • Cuirassiers.
  • Dragons.
Cavalerie artillerie

Une des 13 superbes planches à destination des tailleurs, illustrant Les uniformes de l'Armée Française.

De gauche à droite:

Illustré par H. de Foucauld dans "Uniformes de l'Armée Française" aux éditions Léon Claude.

 

I- Historique des régiments de Dragons  de 1918 à 1940.

A la fin de la première guerre mondiale, la cavalerie compte 32 régiments de Dragons, numérotés de façon discontinue de 1 à 32.

En 1919, les 1er, 17ème, 25ème, 27ème et 32ème régiments sont dissous.

En 1921, c'est le tour des 7ème et 15ème suivis par le 26ème en 1923.

En 1926, les 4ème, 14ème, 22ème RD disparaissent à leur tour, ainsi que le 28ème en 1927.

En 1928, le 2ème, 5ème, 16ème, 21ème, 23ème et 24ème sont dissous.

En 1929, en pleine crise économique,

  • le 1er RDP devient 1er Bataillon de Dragons Portés et tient garnison à Versailles,
  • le 2ème BDP est crée à Paris,
  • le 3ème RDP devient BDP caserné à Lunéville,
  • le 4ème BDP est crée à Verdun
  • ainsi que le 5ème BDP à Lyon.

Les autres régiments subsistent en tant que régiments de Dragons:

  • le 6ème à Vincennes et Paris,
  • le 8ème à Lunéville,
  • le 9ème à Epernay,
  • le 10ème à Montauban puis Orange,
  • le 13ème à Melun,
  • le 18ème à Reims,
  • le 19ème à Dinan,
  • le 20ème à Limoges,
  • le 29ème à Provins,
  • le 30ème à Metz
  • et le 31ème à Lunéville

tandis que les 11ème et 12ème sont dissous.

En 11 ans, le 1918 à 1929, le nombre de régiments de Dragons a été divisé par deux, passant de 32 à 16 régiments.

Les 1er et 4ème BDP redevienent RDP en 1936, les trois autres feront de même en 1940.

 

En 1935, avec la création des Divisions Légères Mécaniques DLM:

  • le 4ème RDP et le 18ème régiment de Dragons intègrent la 1ère DLM
  • le 1er RDP , le 13ème et le 29ème régiment de Dragons intègrent la 2ème DLM
  • le 11ème RDP, crée en 1939 intègre la 3ème DLM
  • le 7ème RDP, crée en 1940 est rattaché à la 4ème DLM qui aurait du être formée au 1er juillet 1940. Au cours du mois de mai, le 7ème RDP est reversé à la 4ème DCr du Colonel de Gaulle.

 

De même, avec la transformation en février 1940 des Divisions de Cavalerie en Divisions Légères de Cavalerie DLC:

  • le 5ème RDP et le 19ème régiment de Dragons (qui combat à cheval) au sein de la 1ère DLC
  • le 3ème RDP se bat avec la 2ème DLC
  • le 2ème RDP et le 6ème régiment de Dragons (à cheval) avec la 3ème DLC
  • les 8ème et 31ème régiments de Dragons (tous deux à cheval) et le 14 RDP recrée en 1939 avec la 4ème DLC
  • le 15ème RDP recrée en 1939 avec la 5ème DLC

 

Officiers du 5ème RDP en tenue de jour

Le Lieutenant-Colonel, commandant le  5ème Bataillon ou Régiment de Dragons Portés en tenue de jour. Il est entouré de deux officiers étrangers: un officier Polonais à gauche, un jeune officier Roumain en tenue modèle 1934 à sa droite.

Tous les officiers arborent l'insigne crée en 1936  "dans une couronne de lauriers, un petit écu bleu chargé du chiffre 5 et d'une étoile blanche est soutenu par deux dragons" (Arthus-Bertrand dép.). A cette période le commandant de l'unité pouvait être soit le Colonel de Saint-Laumer de 1934 à 1938, soit le Colonel Durand de Villers, mort au combat, de 1938 à 1940.

 

Les 9ème, 10ème, 20ème et 30ème régiments serviront à former des Groupes de reconnaissance: Groupes de Reconnaissance de Corps d'Armée GRCA et Groupes de Reconnaissance de Division d'Infanterie GRDI.

  • Le 9ème régiment d'Epernay est dissous pour constituer le 10ème GRCA, le 3ème GRDI et le 92ème GRDI.
  • Le 10ème régiment d'Orange est dissous pour constituer le 21ème GRCA et les 5ème, 26ème, 34ème et 72ème GRDI.
  • Le 20ème régiment de Limoges est dissous pour constituer le 23ème GRCA et les 2ème, 18ème, 21ème, 27ème et 93ème GRDI.
  • Le 30ème régiment de Metz est dissous pour constituer le 8ème GRCA et les  37ème, 44ème et 45ème GRDI.

 

II- Uniforme et grande tenue d'officier de Dragons et Dragons Portés.

Description de l'uniforme de l'officier des Dragons et des Dragons portés dans les planches descriptives du Bulletin Officiel éditées en 1937 par le Ministère de la Guerre.

dragons
dragons portés

Description de l'uniforme de l'officier des Dragons, illustrée par H. de Foucauld dans "Uniformes des Armées de Terre, de Mer, de l'Air" aux éditions Léon Claude.

uniforme dragons

DRAGONS. - Tunique bleu foncé, col et pattes de manches blanc, pattes de collet bleu foncé, insignes numéros argent (avec étoile à 5 branches pour les dragons portés), boutons demi-sphériques unis argent, galons et épaulettes argent ; pantalon garance, simple bande bleu foncé. Képi : bandeau bleu foncé, calot garance ; ceinturon bleu foncé, plaques argent.

III-  Parcours d'officiers de Dragons.

  • Capitaine DE CHALEMBERT, 29e, 13e Régiment de Dragons puis 1e Régiment de Dragons Portés.

grande tenue lieutenant dragon Chalembert recto
grande tenue lieutenant dragon Chalembert verso

Tenue ayant appartenu au Lieutenant  Guy GUYARD DE CHALEMBERT :

Guy de CHALEMBERT (classe 1934) s'engage à 19 ans au 5e Régiment de Chasseurs à Cheval. 

Sous-lieutenant de réserve en 1934 au 29e Régiment de Dragons.

Activé au grade de Maréchal des Logis au 13e Régiment de Dragons en 1934.

Il rejoint l'Ecole de Cavalerie de Saumur au grade de sous-lieutenant d'active en 1937 et sort 12ème de sa promotion l'année suivante. Il se retrouve affecté au 1er Régiment de Dragons Portés  en avril 1939. 

Prenant part à la campagne de France, il se trouve blessé à la tête de son peloton le 13 mai 1940 et doit être évacué. Cette blessure lui vaudra de recevoir la Légion d'Honneur et une belle citation dont le texte suit :

Cape du Lieutenant de Dragons De Chalembert
Nominette De Chalembert

"Officier plein d'ardeur, a défendu avec ténacité les 12 et 13 mai 1940 sur la MEHAIGNE, le point d'appui qui lui était confié. Attaqué de front et sur ses deux flancs, a maintenu ses positions grâce à l'ascendant pris sur ses hommes. Blessé sérieusement à la poitrine, a refusé de se laisser évacuer, montrant dans le danger un exemple admirable. Ne s'est replié en direction du bois de MOULU que sur ordre, après avoir organisé et fait exécuter le mouvement de son peloton dans d'excellentes conditions".

Après l'Armistice, il est promu Lieutenant au 3e Régiment de Hussards. Volontaire pour le Levant en juillet 1941, on lui refuse cette affectation du fait de sa blessure. 

Il entre en résistance au Bureau de Sécurité Militaire clandestin de Paris, affecté à l'antenne de Seinte-et-Oise, action récompensée par une nouvelle citation à l'ordre de la direction générale des études et recherches. 

Le 13e Régiment de Dragons est reformé le 16 octobre 1944 à partir de blindés français repris à l'ennemi. Il est alors fait appel aux volontaires, anciens des chars et résistants. Guy DE CHALEMBERT se trouve placé à la tête du 1er peloton du 1er escadron doté de SOMUA S35 germanisés, et combat sur le front des poches de l'Atlantique. 

Le 28 mai 1945, il est nommé capitaine et prend la tête du 2e escadron, équipé de B1 Bis. Le 13e Régiment de Dragons est transféré en Allemagne, dans le Palatinat, en tant que force d'occupation avant sa dissolution avril 1946. 

En novembre 1946, il est instructeur au Centre de Perfectionnement Hippique de l'Ecole Militaire à Paris, puis à l'EM du GB 8 en 1954, et Chef d'Escadrons au CIABC d'Alger en 1957. 

Détail col De Chalembert
  • Lieutenant anonyme du 30e Régiment de Dragons (Metz).

Sous-lieutenant anonyme du 30ème Régiment de Dragons de Metz.

Sous-lieutenant du 30ème Régiment de Dragons (Metz)
  • Lieutenant-Colonel RUBY, 13e Régiment de Dragons.

Tenue Dragon Lieutenant Colonel Ruby

Ensemble nominatif de Lieutenant-Colonel de Dragons breveté d'Etat-Major, ayant appartenu au Lieutenant-Colonel RUBY.

Edmond Auguste RUBY, issu de la 96ème promotion de Saint-Cyr, "promotion des Marie-Louise", 1911-1914
Décoré de la Légion d'Honneur le 11 mai 1917, capitaine au 8e Bataillon de Chasseurs (Annuaire de la Légion d'Honneur 1929).
Selon l'annuaire de la Saint-Cyrienne, il est en 1931, capitaine à l'Etat-Major de l'armée, direction de la cavalerie, ministère de la Guerre, Paris
Selon l'annuaire des officier de 1933, Chef d'escadron depuis le 25 septembre 1931. Au 13e Dragon, breveté, chevalier de la Légion d'honneur. Futur commandant du 12ème Cuirassier et  co-auteur d'un ouvrage sur ce régiment de cavalerie.
En 1949, Général de Brigade réserviste, résidant 24 rue d'Eylau à Paris.
Auteur de l'ouvrage "Sedan, terre d'épreuve" chez Flammarion en 1948 et "Bazaine, coupable ou victime?" en 1960., 

  • Chef d'Escadron ANTECH, 6e, 15e, 2e, 5e, 10e Régiment de Dragons puis 7e Régiment de Dragons Portés.

Tenue modèle 1931 Chef de Bataillon de Dragons

Grace à la mise en relation de deux passionnés qui avaient contacté tenue31, l'un propriétaire de la tenue anonyme d'un Chef d'Escadron de Dragons, l'autre d'un album photo du 10e Régiment de Dragons (Orange), l'identité du propriétaire de la tenue a pu être déterminée.

Il s'agit du Chef d'Escadron Henri ANTECH.

CES Antech

Connaissant sa date et son lieu de naissance, il a été possible d'accéder aux registres matricules et d'en savoir plus sur sa carrière.

Né le 11 février 1886 à Lézignan dans l'Aude, Henri Raoul Antech, est engagé volontaire pour 4 ans le 24 octobre 1904 au 13e Régiment de Chasseurs, passe Brigadier en mai 1906, puis brigadier fourrier en septembre 1906, maréchal des logis en octobre 1907, maréchal des logis fourrier en avril 1908. Il obtient son certificat de bonne conduite. 

Rengagé pour deux ans comme Brigadier au 6e Régiment de Dragons en 1908, puis par contrats d’un an en 1910, 1911 et 1912, il passe aspirant en octobre 1912. En octobre 1913, il intègre le 4e Régiment de Chasseurs d’Afrique, vraisemblablement au grade de sous-lieutenant.

Il fait campagne en Tunisie de septembre 1913 à août 1914 puis en France jusqu’à novembre 1915. Il est blessé à deux reprises en 1914, en mars où il fait une chute de cheval puis en août ou il est blessé d’une balle au ventre.  Il passe Lieutenant en mai 1915 et combat sur le front d’Orient de novembre 1915 à Décembre 1918, puis en Russie de décembre 1918 à avril 1919, puis à nouveau sur le front d’Orient d’avril à août 1919 avant de rejoindre le dépôt commun des Chasseurs d’Afrique en aout 1919. De retour sur le front Français jusqu’en octobre 1919, il rejoint le15e Régiment de Dragons en novembre 1919 puis le 2e Régiment de Dragons en avril 1921 au sein duquel il participe à l’occupation du pays Rhénan de mai à juin 1921.

Désigné pour suivre à l’Ecole d’Application de Saumur le cours de franchissement au grade de Capitaine d’octobre 1921 à août 1922, il est promu au grade de Capitaine en décembre 1925 et, à la même date, est affecté au 5e Régiment de Dragons. Mis à la disposition du Général Comandant les Troupes du Maroc en mars 1925, il est affecté au 2e Régiment de Spahis de Meknès. Il rejoint le 10e Régiment de Dragons en juillet 1928. Promu Chef d’Escadron en décembre 1937, il est affecté au Dépôt de Cavalerie en août 1939 puis détaché au centre d’organisation des Dragons Portés à Angers en mars 1940.

Il rejoindra ensuite le 7e Régiment de Dragons Portés, régiment nouvellement crée au sein de la 4e Division Cuirassée du Colonel De Gaulle.  Il trouvera la mort le 30 mai 1940 à Moyenville (Somme), par éclat d'obus, lors de la défense d'Abbeville.

Voici l'extrait du journal de marche de la 4ème Division Cuirassée pour la journée du 30 mai 1940 : 

"Nouvel effort pour réduire définitivement les éléments ennemis qui tiennent encore au Sud de la Somme. La 4e D.C.r, attaquera surtout par la gauche, sur l'axe Moyenneville - Cambron. Le 10e Cuirassiers renforcé du 2ème Bataillon du 7e R.D.P. et des 2 groupes d'Escadrons du 3ème Cuirassiers attaquera de MOYENNEVILLE sur CAMBRONS.
La 4e B.C.P. appuyé par les Chars de la 6e 1/2 Brigade, attaquera MESNIL TROIS FOETUS et YONVAL.
Le 22e R.I.C. et la 8e 1/2 Brigade progresseront par les Pentes Ouest Mont de CAUBERT et le ravin au N.O. et N. du Bois de VILLERS.
L'attaque sera appuyée par l'Artillerie et l'aviation de bombardement. A gauche les éléments de la 5e D.L.C. doivent attaquer vers 15 heures en direction de CAHOR et SAIGNEVILLE.
Le P.C. de la division est transporté à 17 heures aux Croisettes sur la route d'ABBEVILLE à ROUEN.
Au début de l'opération le 10e Cuirassiers avance jusqu'à CROIX QUI CORNE, le 4e B.C.P. jusqu'à MESNIL TROIS FOETUS, le 22e B.C.C. occupe le bois de VILLERS et VILLERS SUR MAREUIL. L'aviation bombarde le Mont de CAUBERT et les ponts de la SOMME. L'aviation allemande est absente, mais la D.C.A. est très active. Mais des canons antichars installés sur le mont de CAUBERT, LE TOQUET, la route de MIANNAY à CAMBRON stoppent l'avance des chars qui éprouvent de lourdes pertes et des barrages violents de 105 arrêtent également l'infanterie. Vers 20 heures, les allemands contre attaquent à l'Ouest du Mont de Caubert. La gauche reflue sur ses positions de départ à BIENFAY et MOYENNEVILLE. A l'Ouest SAIGNEVILLE. Dans la nuit, tirs réciproques d'artillerie de harcèlement. Des pertes lourdes sont infligées à l'ennemi au Mont de CAUBERT et au ravin Sud de CAUBERT.
Au début de l'attaque, le Chef d'Escadron ANTECH, Commandant le 2e Bataillon du 7e R.D.P. est tué par un obus, deux Officiers sont blessés près de lui".

Décoré de la Croix du Guerre avec étoile de vermeil, étoile d’argent et palme, Il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur par décret du 28 mai 1919 et Officier par décret du 30 juin 1938. Il est, en outre, Officier du Nichan Iftikhar et médaillé de la Bravoure Militaire. Il reçoit en août 1917, une décoration Serbe.

Il est cité à plusieurs reprises, tout au long de sa carrière :

En septembre 1914 « Commandant une reconnaissance, a été grièvement blessé le 29 août dans les bois de Saint-Benoît. »

En novembre 1918 « Officier très brave et très allant, chargé d’une reconnaissance, n’a pas hésité à attaquer à pied avec son peloton une compagnie ennemie au bivouac et a fait 16 prisonniers et mis un certain nombre de Bulgares et d’Allemands hors de combat. »

En mars 1919 « Energique chef de peloton pendant les opérations de Téraspol le 7 février au cours d’une mission exécutée avec rapidité et précision a surpris un détachement, lui a enlevé ses mitrailleuses et ses fusils. A pris à l’ennemi le seul canon dont il disposait. »

En avril 1919 « Officier de Cavalerie d’une haute morale, blessé grièvement le 9 avril 1914 en se portant au secours d’un de ses éclaireurs. N’a cessé de donner pendant toute la campagne, les plus beaux témoignages d’un courage magnifique et d’une mâle énergie. Au combat de Téraspol le 7 février 1919 au cours d’une mission qu’il a exécuté avec une rapidité et précision a surpris un détachement ennemi lui a enlevé ses mitrailleuses et ses fusils et a pris à l’ennemi le seul canon dont il disposait. »

En mai 1917 « Officier très énergique et brave, commandant un escadron de marche du 25 mars au 11 avril, a rempli avec intelligence, activité et entrain les missions qui lui avaient été confiées. En particulier les 31 mars et 5 avril est parvenu à ralentir la marche de l’ennemi en l’obligeant par son feu à se déployer permettant ainsi à notre infanterie de prendre son dispositif de combat. »

Il repose au cimetière communal de Fontcouverte (Aude). Son nom figure sur le monument aux morts de cette commune et sur la stèle commémorative du 7e RDP à Moyenneville, route d'Abbeville.

  • Capitaine LANEURY, 10e Régiment de Dragons.

Tenue du Capitaine Laneurey du 10e Régiment de Dragons.

Tenue du Capitaine Joseph LANEURY du 10e Régiment de Dragons. Le ceinturon du modèle 1922 a été acheté avec les épaulettes pour la grande tenue modèle 1931. Ces deux achats figurent sur la facture posée sur la boite d'épaulettes.

Une photo du Capitaine LANEUREY en grande tenue modèle 1922. 

Photo Capitaine Laneurey en tenue modèle 1922.

Le capitaine LANEURY apparait dans l'historique du 10e Régiment de Chasseurs à Cheval 1914-1918, parmi les sous-officiers promus officiers, au régiment, au cours de la campagne. Il est cité dans l'historique du 7e Régiment de Chasseurs à Cheval: "L'escadron assure ainsi, jusqu'au 3 août 1918, la sûreté immédiate de la 18e D. I. d'une façon au-dessus de tout éloge. [...] Des reconnaissances hardies furent exécutées, en direction de Fismes, par les lieutenants Ladreyt et Laneury." ainsi que pour sa citation à l'ordre du régiment.

Dans l'annuaire des officiers de 1933, il est indiqué comme étant Capitaine depuis le 25 mars 1930, titulaire de la Légion d'Honneur et affecté à l'Etat-Major particulier C.M. n°13.

  • Colonel KEIME, 1e Régiment de Dragons Portés.

Colonel du 1er Régiment de Dragons Portés

Le Colonel Keime commandant de 1er Régiment de Dragons Portés (Versailles, Saint-Germain-en-Laye puis Pontoise) lors d'une cérémonie aux côtés d’un colonel Serbe. 

Colonel KEIME 1RDP

A l'issu de la cérémonie, les deux officiers viennent saluer les porte-drapeaux des associations d'anciens combattants.

Amédé Paul Georges Joseph KEIME. Issue de Saint-Cyr, 91ème promotion du Centenaire, 1906-1909 et 1906-1908.

Nommé Chef d'Escadron le 25 juin 1927, il prend le commandement du 4ème groupe d'Auto-mitrailleuses de Reims.

En 1933, il est breveté Hors Cadres, professeur adjoint à l'école supérieur de Guerre.

C'est en août 1936, que le Lieutenant-Colonel Keime est muté au 1er Régiment de Dragons qui devient Régiment de Dragons Portés en 1937.

Amédée KEIME devient colonel le 25 septembre 1937.
 
En 1939, il rejoint le Levant  pour y devenir Chef d'état-major du Corps d'armée "L" le 1er octobre 1939, devenu ensuite le Groupement des Forces Mobiles du Levant le 23 octobre 1939.
 
Après l'armistice de juin 1940 et la dissolution du Groupement des Forces Mobiles du Levant, il sert dans diverses fonctions à l'Etat-Major du Commandement Supérieur des Troupes du Levant. Il fait notamment partie de la délégation française chargée de discuter avec la sous-commission d'armistice italienne venue à Beyrouth.
 
En octobre 1940 un Commandement de la Cavalerie du Levant est rétabli, avec le Colonel Keime à sa tête. Il commande toujours la Cavalerie du Levant lors des opérations de mai-juin 1941.
Le 17 juin 1941, il est aussi appelé à remplacer le Général de Verdilhac comme Commandant des Troupes de Sud-Syrie. C'est apparemment à cette occasion qu'il est promu Général de Brigade.
Le Général Keime quitte ses commandements le 15 août 1941 et retourne ensuite en France.
Il est promu Général de Division le 20 février 1944.
 
 

En 1949, il est Général de Division Réserviste, et réside 18 rue de Montebello à Versailles (Seine & Oise).

  • Capitaine DE CHEVALIER D'ALMONT, 16e Régiment de Dragons Portés.

Képi du Capitaine Rodolphe De Chevalier d'Almont et sa boîte
Képi du Capitaine Rodolphe De Chevalier d'Almont intérieur
Képi du Capitaine Rodolphe De Chevalier d'Almont

Képi et sa boîte ayant appartenu à Rodolphe Joseph Gaston Marie De CHEVALIER d’ALMONT

Né le 30 mai 1908 à Bourges. Saint-Cyrien de la  116ème Promotion Mangin 1929-1931.

Sous lieutenant le 1er octobre 1931. Selon l'annuaire de la Saint-Cyrienne, il est,en 1931, sous-lieutenant à école de cavalerie Saumur.

 En 1933, dans l'annuaire des officiers, il est sous-lieutenant au 18ème régiment de Chasseurs à cheval.

Décédé le 5 février 1944 - Térelle (Italie) lors des combats du Belvédère, à l’âge de 35 ans. Capitaine au 3e Spahis Algériens de Reconnaissance.

Chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la croix de guerre 39-45.

"Magnifique officier de cavalerie, incarnant les plus belles vertus de l'Arme. Ayant participé à tous les combats du régiment depuis le débarquement, a été choisi le 2 février 1944 pour commander un groupe blindé, s'est engagé sur la route de TERELLE et est parvenu a peu de distance du village malgré l'opposition de l'artillerie ennemie et des mines, permettant à l'infanterie d'occuper la cote 831 où elle fit 20 prisonniers. Le 4 février 1944, ayant reçu avec les chars la mission d'appuyer et de soutenir une action offensive des escadrons à pied, a fait preuve en cette circonstance d'un mépris total du danger en se portant à pied au devant de ses chars pour diriger leurs tirs, malgré les rafales des mitrailleuses et des tirs ajustés de l'artillerie. Son courage de légende, ses qualités de chef et son action personnelle au cours du combat ont permis aux unités engagées à pied avec des effectifs très réduits, de repousser deux contre-attaques et d'obtenir des renseignements de premier ordre sur la qualités des positions ennemies. Le 5 février 1944, sans cesse sur les positions les plus avancées et soumises aux tirs très denses de l'artillerie, est glorieusement tombé, mortellement blessé par un éclat d'obus."

Plaque commémorative du 3ème RSAR Eglise Saint-Louis des Français - Rome - Crédit Dominique Leroy pour MémorialGenWeb.

Monogramme du képi du Capitaine Rodolphe De Chevalier d'Almont
Rodolphe de Chevalier d'Almont Saint-Cyr
Plaque commémorative du 3ème RSAR Eglise Saint-Louis des Français - Rome

IV- Emplacements des régiments de Dragons fin 1933:

  • 6ème  à Vincennes
  • 8ème à Lunéville
  • 9ème à Epernay
  • 10ème à Montauban
  • 13ème à Melun
  • 18ème à Reims
  • 19ème à Dinan
  • 20ème à Limoges
  • 29ème à Provins
  • 30ème à Metz
  • 31ème à Luneville

Dragons portés:

  • 1er à Versailles puis Pontoise
  • 2ème à Paris
  • 3ème à Lunéville
  • 4ème à Verdun
  • 5ème à Lyon

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