Les Théâtres d’Opérations Extérieures.

"Au nom de quoi et pour quels motifs" se demandait en 1931 le commandant De Gaulle à propos des Théâtres d'Opérations Extérieures "perdraient-ils la fierté d'eux-mêmes ces gens dont, depuis 10 ans, l'on a tant exigé, qui ont dû garder le Rhin, occuper Francfort, Düsseldorf, la Ruhr prêter main-forte aux Polonais et aux Tchèques, demeurer en Silésie, à Mémel, au Schleswig, surveiller Constantinople, rétablir l'ordre au Maroc réduire Abd-El-Krim, soumettre 'la Tache' de Taza, s'opposer au rezzous sahariens, prendre pied au Levant, pénétrer en Cilice, chasser Fayçal de Damas, s'installer sur l'Euphrate et sur le Tigre, réprimer l’insurrection  du djebel Druze,  montrer la force en tous points de nos colonies d'Afrique, d'Amérique, d'Océanie, contenir en Indochine l'agitation latente, protéger au milieu des émeutes et des révolutions nos établissements de Chine, ces soldats d'un empire qui, sans eux, s'écroulerait aussitôt, ces officiers dont il est mort en campagne un millier depuis l'Armistice, plus que la Grande Armée n'en perdit total à Ulm, Austerlitz, Iéna et Eylau, plus qu'il n'en est tombé en 1870 du matin de Wissembourg jusqu'au soir de Saint-Privat?"

De Pierre Vallaud

29,00€

" A rebours des idées reçues, l'armistice du 11 novembre 1918, s'il clôt le premier conflit mondial, ne met pas fin à la guerre. Dans les pays baltes, Allemands, Russes, Lettons, Lituaniens... poursuivent les combats. A l'est, les Polonais, enfiévrés par la renaissance de leur pays, lancent une offensive et occupent Kiev. Au Maroc, Espagnols et Français se lancent dans la guerre du Rif... D'un bout à l'autre de la planète souffle un vent révolutionnaire qui provoque des guerres civiles particulièrement atroces. Blancs et Rouges russes s'entretuent, Allemands révolutionnaires et contre-révolutionnaires s'affrontent sans merci, communistes et nationalistes chinois se livrent une guerre qui ne fait pas de quartier, républicains et franquistes espagnols se massacrent, tous, évidemment sans épargner les civils, tandis que dans les démocraties, garantes théoriques de la paix et du nouvel ordre mondial, l'équilibre est souvent précaire et la volonté de résistance plus que vacillante. Enfin, trois puissances belliqueuses, le Japon, l'Italie et l'Allemagne, ne dissimulant pas leur volonté de conquête, commencent à passer à l'acte. A que l'on appelle " l'entre-deux-guerres " n'est donc ni la " paix armée " de la Belle Epoque, ni la " Guerre froide " de l'après 1945, mais bien une guerre multiforme et omniprésente qui, avec celle de 1914-1918 et celle de 1939-1945, constituera la " guerre de Trente ans " dont parlait le général de Gaulle. "

  • Intervention de l'Armée d'Orient sur le Danube,  en Hongrie et en Turquie de 1918 à 1923.

Après l'armistice, les unités de l’Armée d'Orient, commandées par le Général Franchet d'Esperey, sont articulées en trois groupements, composés de divisions aux effectifs réduits, dont l'action s'exerce entre fin 1918 et début 1920 sur trois théâtres d'opérations extérieures: en Hongrie, en Russie et en Turquie.

  • L’armée du Danube : les forces de l’aile droite de l'armée française d'Orient stationnées sur le Danube le 11 novembre 1918 et commandées par le général Berthelot, reçoivent la dénomination d'«armée du Danube».
  • L’armée de Hongrie : les forces stationnées au sud de la Hongrie, sous les ordres du général Paul de Lobit, reçoivent la dénomination d'«armée de Hongrie» le 14 mars 1919.
  • Corps d'occupation de Turquie puis corps expéditionnaire d'occupation de Constantinople.

En 1920, le poste du Général Franchet d’Esperey est officiellement supprimé à sa demande et l'armée d'Orient ne se réduit plus qu’au corps d'occupation de Constantinople jusqu'au 23 septembre 1923.

L'occupation de Constantinople fait suite à l'armistice de Moudros qui met fin à la participation de l'Empire ottoman à la Première Guerre mondiale et dure du 12 novembre 1918 au 23 septembre 1923.
L'armistice de Moudros est une convention internationale conclue le 30 octobre 1918 dans le port de Moudros sur l'île de Lemnos. L'Empire ottoman cesse les combats de la Première Guerre mondiale face aux Alliés victorieux.
Les Ottomans renoncent à leur Empire, réduit à la péninsule anatolienne et largement soumis à occupations militaires.

Dans le prolongement de l'armistice, après l'adoption du principe du mandat au moment de la conférence de la Paix, la Conférence de San Remo (mars 1920) place sous mandats britannique et français les anciennes provinces arabes de l'Empire. Le traité de Sèvres (août 1920) prévoit le démembrement de l'Empire Ottoman qui passe par la mise en place, dans les provinces de l'est anatolien, d'une grande Arménie indépendante, d'un Kurdistan autonome, de fortes pertes territoriales dans la région de Smyrne et de la Thrace Orientale, et d'une internationalisation de la zone des Détroits.

Les Alliés, dont les objectifs seront devenus divergents voire opposés, s'effaceront face à une résistance nationale unifiée dirigée par Mustafa Kemal Atatürk, qui reprendra la totalité de l'Anatolie et recouvrera Constantinople (Traité de Lausanne, 1923).

Dardanelles Orient Levant 1915-1921

Ce que les combattants ont écrit.

24,00€

" Ce titre reprend l'inscription figurant en lettres d'or sur le drapeau de l'Association Nationale pour le Souvenir des Dardanelles et Fronts d'Orient. Créée en 1920 par les anciens combattants des Dardanelles, cette association assume aujourd'hui la mémoire des trois campagnes d'Orient de la Grande Guerre : Dardanelles (1915), Orient (1915-1918), Levant (1917-1921), historiquement liées entre elles. Les combattants de la Grande Guerre ont beaucoup écrit : des lettres, des carnets, des journaux, des mémoires, des conférences. Dans le cadre de son objet, l'association conserve et fait connaître les écrits qui lui ont été confiés par les combattants eux-mêmes, ou par leurs familles ; c'est parmi ces précieux documents qu'ont été choisis les extraits qu'elle présente ici. Des Dardanelles à l'Euphrate en passant par Salonique et Odessa, du jeune appelé à l'officier supérieur, quinze combattants dont le dernier a disparu en 1999, présentés dans l'ordre chronologique de leurs services, évoquent avec une qualité littéraire et une charge émotionnelle souvent admirables les divers aspects de ces fronts d'orient dont on parle trop peu, alors qu'ils furent aussi meurtriers et importants dans le conflit que le front de France. "

À la suite de l'armistice de la Première Guerre mondiale, les forces de l'Entente occupent une partie du territoire allemand de fin 1918 jusqu'en 1930 et la France administre le territoire du Bassin de la Sarre jusqu'en 1935.

Le 1er décembre 1918, des éléments des 8e et 10e armées françaises franchissent la frontière franco-allemande, 21 divisions au total doivent occuper la zone Landau-Gerolstein-Königstein. Des divisions complémentaires sont en outre placées en réserve dans la région de Neunkirchen (3 divisions).

Le traité de Versailles prévoyait une présence militaire des Français, des Britanniques, des Américains et des Belges sur la rive gauche du Rhin et une partie de la rive droite à partir de janvier 1920 et pour une période de 5 à 15 ans suivant les territoires.

Les effectifs des forces occupantes dans l'Armée Française du Rhin créée en octobre 1919 étaient au nombre de 100 000 hommes dans les territoires rhénans dans les périodes les plus calmes. Le maximum de militaires est atteint en mai 1921 lors de la première occupation de la Ruhr (de Duisbourg sur le Rhin à Dortmund à l'est et de la Lippe au nord jusqu'à Düsseldorf au sud) avec 250 000 soldats dont 210 000 Français.

À partir du 11 octobre 1924 et jusqu'au retrait total des forces françaises d'Allemagne le 30 juin 1930, le général Adolphe Guillaumat commande l'armée d'occupation du Rhin et exerce le commandement supérieur des forces alliées des territoires rhénans.

De Francois de Lagarde
L'occupation de la Rhénanie vécue par un officier français.
22,00€

L'occupation de la Rhénanie vécue par un officier français.

Que se passe-t-il en Allemagne, une fois que le rideau de l'Armistice a été tiré ? Et entre le 11 novembre 1918 et la signature du Traité de Versailles ? Et ensuite, comment vit le peuple vaincu ? Et comment le regardent les Français, dont le pays est ravagé ? Quel est le sens du balai diplomatique sur la rive gauche du Rhin, qui voit défiler, en cette année 1919, les chefs d'États et ambassadeurs des pays vainqueurs ? C'est dans ces questions délicates que nous entraîne l'auteur, à travers les carnets de son grand-père, le commandant de Lagarde. Cet officier catholique de la "vieille école", formé dans le respect de l'honneur, arrive en Allemagne avec la "haine du boche" chevillée au corps. Forcé de vivre ces années curieuses de l'après-guerre chez le peuple ennemi, il nous livre un témoignage qui va au-delà des simples anecdotes. La réconciliation, dans les conditions qu'il découvre, sera-t-elle possible un jour ? Les catholiques - français et allemands - seront-ils le ferment d'un rapprochement ? Rien n'est moins sûr... "

Après la Première Guerre mondiale, qui a débouché sur l’occupation de la Rhénanie par les forces alliées, l'occupation de la Ruhr et de ses sites de production industrielle par des troupes françaises et belges de janvier 1923 à juillet-août 1925 témoigne de la fragilité des accords de Versailles. Cette occupation militaire entend s'opposer par la force au défaut de paiement des indemnités de guerre calculés à l'origine lors du traité de Versailles.

Les plébiscites du Schleswig sont deux plébiscites, organisés selon le traité de Versailles du 28 juin 1919, en vue de déterminer la frontière future entre l'Allemagne et le Danemark à travers l'ancien duché de Schleswig. Le processus fut supervisé par une commission composée de représentants de la France, du Royaume-Uni, de la Norvège et de la Suède. Les plébiscites eurent lieu le 10 février et le 14 mars 1920 dans deux zones qui avaient été définies selon les souhaits du gouvernement danois.

Ancienne région du royaume de Prusse situé dans la province de Prusse-Orientale, majoritairement peuplée de germanophones, le territoire de Mémel fut créé après la Première Guerre mondiale.
En 1920, le traité de Versailles consacre la création du territoire de Mémel, constitué de la région prussienne située au nord du Niémen, indépendamment de la volonté de ses habitants. Ce territoire est placé sous le contrôle de la Conférence des Ambassadeurs et sous administration française. Le 3 février 1920, les premiers éléments du 21e bataillon de chasseurs débarquent dans le port de Mémel, accompagnant les membres de la Commission administrative française chargée de gérer le territoire au nom des Alliés.  Le territoire de Mémel fut occupé ensuite par la Lituanie en 1923, puis annexé par l'Allemagne nazie en 1939.

En 1919 au traité de Versailles, la Silésie d'Opole (Oppeln en allemand), partie de la Silésie peuplée de polonophones (surtout dans les campagnes, les villes étant davantage germanisées), fut soumise à un plébiscite, qui entraîna de nombreux conflits : insurrections polonaises, interventions de corps francs allemands notamment autour de l'Annaberg. Peuplée d'Allemands (en Basse-Silésie) et de Polonais (en Haute-Silésie), le plébiscite du 21 mars 1921 en Haute-Silésie donna presque 60 % des voix en faveur de l'Allemagne, selon un clivage peu propice à un découpage : les villes comme Katowice (Kattowitz) votant pour l'Allemagne tandis que des régions bien à l'ouest, plus rurales, votèrent pour la Pologne. La région fut néanmoins scindée selon des lignes absurdes sur le plan économique. La SDN garantit pour quinze ans une protection des minorités (ce qui permit aux Juifs d'échapper à certaines persécutions durant les premières années du régime hitlérien). Cette scission créa une tension vive entre Allemands et Polonais.

En septembre 1939, Adolf Hitler et l'armée nazie envahirent la région et rattachèrent au Reich non seulement l'ancienne Haute-Silésie prussienne mais aussi toute une zone, (incluant Oświęcim) jusqu'aux portes de Cracovie ainsi que l'ancienne Nouvelle-Silésie (Reichsgau Oberschlesien).

Haute-Silésie 1920-1922

Laboratoire des "leçons oubliées" de l'armée française et perceptions nationales de Rémy Porte.

28,00€

" Aux premiers jours de février 1920, en application du traité de Versailles, une division française renforcée est déployée en Haute Silésie pour préparer un plébiscite qui doit permettre à la population de cette région de choisir entre le maintien au sein de l'Allemagne vaincue et le rattachement à la Pologne renaissante. Des contingents italiens et britanniques doivent participer à cette mission internationale, placée sous l'autorité d'une Commission interalliée de gouvernement et de plébiscite dont le président est le général français Le Rond. Dans le contexte trouble de l'est européen durant l'immédiat après Première Guerre mondiale, les fonctionnaires civils et les soldats alliés doivent à la fois assurer la sécurité et l'ordre public, rechercher les milices et les caches d'armes, se préserver des attentats, tout en garantissant la sincérité des opérations électorales et en apportant aide et assistance aux populations locales en détresse. Confrontée aux combats de grande ampleur qui opposent quelques 100 000 insurgés polonais et irréguliers allemands en mai-juin 1921, la force internationale, numériquement surclassée, parvient pourtant à imposer une zone démilitarisée progressivement étendue à l'ensemble de la province avant sa partition, malgré la crise diplomatique majeure qui oppose Paris, Londres et Rome. Trop souvent oubliée dans l'historiographie générale, cette première opération moderne d'interposition entre des factions en lutte, riche d'enseignements, mérite d'être redécouverte à l'aune des engagements actuels des principales armées occidentales. "

La révolution syrienne s'inscrit dans la lutte pour l'indépendance contre le mandat français en Syrie et au Liban. La France, à qui la Société des Nations, à la suite du démantèlement de l'Empire ottoman après la Première Guerre mondiale, avait attribué le mandat sur la Syrie en 1920, doit faire face à une importante révolte dans ce pays entre 1925 et 1927. L'opposition venait surtout des Druzes, exaspérés par les méthodes du général Sarrail.

" Les liens politiques de la France avec les Etats du Levant ont fait l'objet de nombreuses études historiques. L'auteur s'attache ici à étudier, dans le contexte des mandats et de la Seconde Guerre mondiale, la présence ambiguë de l'armée française au Levant de 1936 - année de la négociation des traités d'indépendance concernant la Syrie et le Liban - à 1946, date du désengagement de la France. Les militaires français, tout-puissants au Moyen-Orient, subissant le contrecoup des décisions hésitantes prises à Paris, se sont mal accommodés de l'accès à l'indépendance de certains Etats. De la volonté de créer un second front aux conséquences désastreuses de l'armistice, deux armées françaises vont s'affronter sur le terrain avec l'arbitrage des Britanniques. Maurice Albord, s'appuyant sur des fonds d'archives pour la plupart inédits, montre comment les maladresses accumulées obligeront la France à quitter définitivement le Levant. "

La France en Cilicie et en Haute-Mésopotamie.

Aux confins de la Turquie, de la Syrie et de l'Irak (1919-1933) dVahé Tachjian

32,00€

" Ce livre traite de l'histoire de la zone frontière entre la Syrie et la Turquie dans l'entre-deux-guerres, plus précisément de 1919 jusqu'au début des années 1930, lorsque la France était une puissance mandataire dans le Levant. Il soulève des problématiques liées au comportement des trois acteurs principaux le long de la frontière syro-turco-irakienne, de la Cilicie jusqu'à la Haute-Mésopotamie. Les protagonistes en question sont : la France cherchant des appuis auprès des minorités locales pour mieux s'infiltrer et s'implanter dans la région ; les forces locales - les nationalismes turc et arabe - s'efforçant de réinventer un nouvel ordre étatique ; les minorités de la région se conformant fidèlement à la ligne politique des puissances étrangères devenues, à leurs yeux, seules garantes de leur survie. Ces comportements continuent d'agir dans plusieurs conflits contemporains. L'ouvrage étudie et compare essentiellement les politiques conduites par le nouvel Etat turc, ainsi que par le pouvoir mandataire français vis-à-vis des minorités vivant des deux côtés de cette frontière artificielle, notamment dans les deux régions de Cilicie et de Haute-Mésopotamie. L'intérêt essentiel du travail est l'analyse de l'évolution de ces deux politiques, replacée dans l'environnement de la zone frontière turcosyrienne. "

Henri Gouraud, photographies d'Afrique et d'Orient.

Trésors des archives du Quai d'Orsay
De Julie d' Andurain

35,00€

La France au Levant

La France chassée de l'Empire ottoman.

Une guerre oubliée 1918-1923 De Georges Kévorkian

32,00€

" Quatre années après l'armistice de Moudros du 30 octobre 1918, consacrant la victoire des Alliés sur l'Empire ottoman, les armées de Mustafa Kemal, avec la complicité des bolcheviques, se défont des Arméniens, des soldats français en Cilicie, puis enfoncent les forces helléniques jusqu'à conquérir Smyrne en septembre 1922. Mustafa Kemal, auréolé de ses victoires, impose ses conditions par le traité de Lausanne de 1923. Les espoirs d'une Arménie rétablie sur ses terres ancestrales et d'un Kurdistan détaché de la Turquie s'envolent. Et, suprême honte, les puissances alliées sont chassées de Constantinople. Ce traité conduit, en outre, à un échange confessionnel de populations entre la Grèce et la Turquie. Le panturquisme est désormais triomphant en Asie Mineure, à la barbe des "grandes puissances". Les chrétiens du Levant, ayant perdu le soutien de la France, sont conduits à l'exode. Cet ouvrage se réfère aux archives secrètes des ministères de la Défense et des Affaires étrangères. "

Une tutelle coloniale - Le mandat français en Syrie et au Liban

Ecrits politiques de Robert de Caix.

31,30€

" Quels ont été les fondements et les conséquences de la politique française au Levant après la Première Guerre mondiale? La correspondance et les notes inédites de Robert de Caix apportent un éclairage nouveau sur cette période capitale de l'histoire du Proche-Orient. Robert de Caix, avant d'être nommé secrétaire général du Haut-Commissariat à Beyrouth, fut chargé par Clemenceau de traiter des questions d'Orient avec l'émir Faysal et de contrebalancer les ambitions anglaises, portées entre autres par le colonel Lawrence. Le refus de l'unité arabe, le découpage des provinces de l'Empire ottoman en autonomies locales, fondées sur les divisions communautaires, la rivalité franco-anglaise dans la fixation des frontières, sont à l'origine des problèmes actuels de l'Orient arabe, quand bien même les acteurs de cette région ont une part, même mineure, de responsabilité dans leur destin face aux menées hégémoniques des grandes puissances. Ce tableau de la diplomatie secrète française prend un relief particulier avec la guerre de l'été 2006 au Liban et celles qui se déroulent en Irak depuis 2003. "

La France et la question de Syrie.

De Vincent Cloarec

22,11€

" Pendant longtemps, l'Histoire n'a retenu de la Première Guerre mondiale en Orient que le rôle de son brillant agent Lawrence d'Arabie. Le succès mondial des Sept piliers de la Sagesse a fortement contribué à répandre la vision d'une nation arabe en quelque sorte créée par les Britanniques et à l'inverse repoussée avec virulence par les Français. S'appuyant sur des fonds d'archives français en grande partie inédits, Vincent Cloarec entreprend ici une relecture non seulement de l'action britannique mais également des rapports entre Français et Arabes au début du XXème siècle. Il montre que la France tient une place prépondérante en Orient jusqu'à la guerre, grâce à la mise en place par la IIIème République d'une véritable " civilisation levantine ". Il souligne la vigueur d'une politique partagée entre maintien des formes d'influence traditionnelles et volonté d'accompagner les changements identitaires en cours : la France est à l'origine des principales initiatives prises en Orient durant la guerre, notamment celle aboutissant à la révolte arabe de 1916 et, au milieu de la guerre, elle amorce une véritable politique arabe qui annonce la diplomatie gaullienne des années 1960. L'auteur analyse également les contradictions de son action, fondées essentiellement sur l'absence d'une vision claire de la Syrie et des Syriens, ainsi que sur la crainte de l'émergence guerre - puis à travers les traités de 1919-1924 - à cette aberration que sont les mandats de Syrie et du Liban. Vincent Cloarec, dans la tradition des grands travaux de l'histoire des relations internationales, s'attache à démonter tous les ressorts d'une politique de puissance en redonnant pleinement sa place à l'un des axes majeurs des relations franco-arabes depuis un siècle : la politique culturelle. "

  • Opérations de pacification du Maroc.

A la fin de la première guerre mondiale, Le Maroc revient à nouveau d'actualité. On distingue plusieurs phases dans ces opérations de pacification qui se sont échelonnées de 1920 à 1934:

  • La tâche de Taza et le Moyen-Atlas.

Taza ville stratégique, située entre le Rif et le Moyen-Atlas est placée sous protectorat français le 10 mai 1914. De 1921 à 1923, l'armée Française entreprend la réduction de ce qui sera appelé "la tâche de Taza" au cours des combats de Scoura, ElMers, Boukhamoudj, AitMaklouf, Immouzer et Taghzout et ce n'est qu'en 1926 que la zone est totalement pacifiée après de longs et âpres combats.

  • Le Rif

En 1921, les tribus rifaines de la chaîne de montagnes du nord du Maroc se soulèvent contre le Protectorat espagnol du Maroc et remportent plusieurs victoires spectaculaires en particulier à Anoual. Après une période de neutralité, la France rejoint l'Espagne en 1925 pour lutter contre la République du Rif qui menace directement Fez et Taza. Après les combats de Taounat, du piton d'Astar, de Médiouna, l'attaque de Bibane, d'Aloulaï, de Bab-Moroudj et de Bab-Hoceine, la menace est écartée. Passant à l'offensive, l'alliance franco-espagnole contraint le chef rifain Abdelkrim, retranché au Djebel Iskritten, à capituler le 30 mai 1926.

  • Le Tafilalet.

Pendant que les combats se déroulent au nord et au centre du Maroc, le sud n'est pas épargné par les attaques dissidentes. Ce sont les combats de Djihani, El-Bordj, Aït-Yakoud et le sanglant combat de Tarda-Tadighoust le 31 août 1930. Le Tafilalet n'est définitivement pacifié qu'au début de 1932.

  • Le Haut-Atlas et le Djebel Sagho.

Reste à prendre possession du Haut-Atlas, véritable forteresse naturelle où sont retranchées plusieurs tribus dissidentes. Combats dans l'Assif Melloul, à Tazigzaoust. En février 1933, la progression est ralentie par de nouvelles menaces dans la région située entre Ouarzazate et Ksar-Es-Ksour. Les dissidents sont réfugiés dans le Djebel Sagho au niveau de la cuvette de Bou Gaffer. Inquiet des événements qui se déroulent en Europe, le gouvernement Français décide d’accélérer la pacification de cette zone. C'est seulement au bout de 42 jours de combats et de bombardements incessants du mont Bou Gaffer que les guerriers berbères acceptent la reddition. C'est au cours de ces combats que le Capitaine des Spahis Bournazel trouve la mort.

En juin 1933, les combats du Haut-Atlas reprennent et le dernier bastion dissident de l'Imedghas est envahi par des colonnes convergentes.

La pacification du Maroc est totalement achevée en 1934 par l'occupation de l'Anti-Atlas et le raid éclair sur Tindouf.

La guerre du Maroc de 1911 à 1937, coûta officiellement à l'armée française 8 628 tués à l'ennemi (dont 622 officiers) et 15 000 blessés auxquels s'ajoutent plus de 12 000 goumiers marocains ayant combattu aux côtés de l'armée française. Du côté des Marocains ayant résisté à l'occupation française, on dénombre prés de 100 000 morts.

La guerre du Rif

De G Ayache

24,00€

La guerre du Rif - Maroc (1925-1926)

de Max Schiavon

24,90€

" Qu'évoque aujourd'hui la guerre du Rif ? Combien de personnes connaissent même son existence et savent qu'elle fut le plus grand conflit colonial mené par la France ? À l'automne 1925, 150 000 soldats affrontent plusieurs dizaines de milliers de Rifains insurgés. Abd el Krim est parvenu à fédérer de nombreuses tribus qui ont attaqué par surprise les postes français. Pendant quatre mois les troupes font face à la déferlante rifaine, sont à deux doigts d'être battues, mais parviennent finalement à contenir les dissidents au prix de lourdes pertes (plus de 4 000 tués, blessés et disparus). Le Gouvernement, qui a tardé à comprendre la situation, accepte enfin d'envoyer des renforts conséquents, dont il confie le commandement au maréchal Pétain. La situation militaire se stabilise à l'automne, mais il faut attendre le printemps 1926 pour qu'avec des moyens très importants, l'insurrection soit définitivement vaincue. Si elle s'achève par une victoire française, la guerre du Rif devient emblématique pour tous les mouvements de résistance à la colonisation. Lyautey a-t-il bien évalué la menace ? Pourquoi Abd el Krim n'a-t-il pas exploité ses premiers succès qui mettaient en péril tout le Protectorat ? Les renforts acheminés n'étaient-ils pas démesurés compte tenu de la menace ? Pétain a-t-il cherché à supplanter Lyautey ? La tactique employée fut-elle adaptée ? C'est à toutes ces questions et à beaucoup d'autres que répond cet ouvrage, grâce notamment à la découverte d'archives inédites exceptionnelles. "

De Jean-Marc Truchet et François Garijo
La Guerre du Rif 1921-1926.
36,00€

Au sortir de la guerre, l’Armée Française a vécu un grand nombre de transformations profondes:

  • Décroissance de ses effectifs suite à la démobilisation.
  • Professionnalisation de ses cadres, souvent issus du rang.
  • Intégration la technicité grandissante liée à l’évolution de ses régiments: TSF, motorisation...
  • Création des régiments de chars de combat intégrés aux Divisions Cuirassées.
  • Motorisation de la Cavalerie et sa transformation en Régiments d'Auto-mitrailleuses, en Groupes de Reconnaissance de Corps d'Armée GRCA, en Groupes de Reconnaissance de Division d'Infanterie GRDI, en Divisions Légères Mécaniques et en Division Légère de Cavalerie.
  • Création de l’Armée de l’Air.
  • Développement de la fortification dans l'Est et le Sud-Est.
  • Malgré des crédits décroissants liés à une situation économique internationale dégradée découlant de la crise de 1929.
  • Et une situation géo-politique complexe.

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